Il était une fois… Les Chroniques Lunaires

Et toi, tu lis quoi ?

C’est l’histoire d’une fille qui avait trop de livres. Et comme chacun sait, lorsqu’on a trop de livres, on ne sait jamais quoi lire… Elle allait bientôt partir pour un long voyage et voulait en lire un, juste avant son départ, avant d’être séparée de ces centaines d’ouvrages pour plusieurs mois. Elle avait acheté, il a quelque temps déjà, une série de livres qu’une de ses Booktubeuses préférée avait mentionnée. Sur l’étagère de son bureau, le dos de ces quatre bouquins lui faisait face. La narguant, la titillant, la défiant de prendre le premier tome.

Aurait-elle le temps de finir de le lire avant de partir ? Elle ne le savait pas. Aimerait-elle ? Elle ne le savait pas non plus.

« Les Chroniques Lunaires, Cinder », avait-elle lu la première fois qu’elle avait posé les yeux sur la couverture. « Comme Cinderella ? Cendrillon ? Encore une histoire adaptée d’un conte. »

Avait-elle seulement envie de le lire ce livre ?

Elle regarda ses étagères. En fait, de cet angle de vue, elle n’en avait pas beaucoup. Et puis, n’avait-on jamais assez de livres ? Et c’est ainsi, alors qu’elle s’ennuyait et que son regard tomba dessus par hasard, qu’elle commença  la première page.

Les Chroniques Lunaires – Marissa Meyer

Publié en 2013, Editions Macmillan Publishers
Genre : Science-fiction, Fantastique

Vous l’aurez compris, la fille indécise, c’est moi. Ne dites pas le contraire, je sais qu’il vous ait probablement arrivé la même chose à un moment de votre vie.

C’est bien le hasard qui m’a orienté vers le premier tome, Cinder, et par la suite, Scarlet, Cress et Winter. Vous vous demandez peut-être ce qu’il s’est passé après avoir lu Cinder ? Ai-je fini à temps avant mon grand voyage ?

Et bien oui. En fait, en une semaine j’avais littéralement englouti les quatre volumes (oui, je compte bien Winter qui, à lui seul, faisait l’équivalent des deux premiers tomes réunis). Une semaine ! Je. Ne. Les. Quittais. Plus. Ils étaient greffés à ma main ! Je devais connaître la suite par tous les moyens.

Autant vous dire que cet article ne va pas forcément être très objectif… Mais je vais essayer de faire de mon mieux !

Et si on commençait d’abord par le synopsis officiel de Cinder, tome 1 des Chroniques Lunaires ?

« Les humains et les androids se pressent dans les rues bruyantes de la Nouvelle-Pékin. Une peste mortelle ravage la population. Depuis la lune, un peuple sans pitié observe la situation, en attendant de passer à l’attaque… Personne ne sait que le sort de la Terre ne dépend que d’une seule fille… Cinder est un cyborg, une mécanicienne très douée. Citoyenne de seconde classe, elle a un passé mystérieux, et vit avec ses désagréables belle-mère et belles-sœurs. Sa rencontre avec le prince Kai va la précipiter au cœur d’une lutte intergalactique. Partagée entre le devoir et la liberté, la loyauté et la trahison, elle doit découvrir les secrets de son passé, afin de protéger l’avenir de son monde. »

Clairement, je vous l’avoue, je l’ai lu en version originale. Cela fait un moment maintenant que j’essaye de trouver d’abord les versions originales avant les traductions, d’abord parce qu’elles sont deux fois moins chères ! Et pour plusieurs raisons d’ordre préférentiel : la dynamique, les rebondissements, les actions et réactions des personnages sont beaucoup plus fluides dans la langue-mère. Et les noms des personnages sont carrément plus stylés !

Mais je m’égare…

On entre donc dans une narration externe, focalisée sur les personnages principaux. On découvre en même temps qu’eux leur passé et leur avenir, et plus on avance dans les tomes, plus le nombre de personnages importants grossit, rendant leurs liens et leurs connexions d’autant plus complexes.

J’ai eu un peu de mal avec Cinder au début, je l’avoue. Je n’arrivais pas à me faire une image nette de son personnage, ni de sa personnalité, à cheval entre la victime des frasques de sa famille adoptive, et sa volonté forte d’avoir une autre vie – une vie en réalité, issue de son héritage. Mais l’auteure a réussi à la rendre attachante et j’ai vite adhéré à ses choix et ses décisions.

Mon personnage préféré reste celui qui me ressemble le plus. Scarlet, jeune française à la chevelure rousse flamboyante et au caractère bien aiguisé, qui sait ce qu’elle veut et n’hésite pas à sauter d’un train en marche pour sauver ceux qu’elle aime. Marissa Meyer a très bien réussi à adapter les contes traditionnels à sa propre version futuriste. Dans l’adaptation du tome 2, Scarlet représente le Petit Chaperon Rouge, fourvoyé par le loup, ici représenté par Wolf (ou Loup en version française). Bien sûr, avec le caractère de Scarlet, on se doute qu’elle ne va pas se faire croquer :

Le Petit Chaperon Rouge ne savait pas que le loup était une méchante bête et n’avait donc pas peur de lui.

Le Petit Chaperon Rouge, Les Frères Grimm, 1812

C’est aussi Wolf que je préfère dans toute la série, mais je dois avouer que j’ai un gros faible pour Carswell Thorne et les bêtises qu’il débite toutes les secondes ! Cet antihéros est le genre d’idiot qui, après avoir grimpé jusqu’à la plus haute tour du château pour secourir sa damoiselle en détresse, aurait lâché une vanne qui aurait même réveillé la Belle au Bois Dormant ! Et puis, on comprend soudain son personnage lorsqu’on se rappelle qu’il est américain. Là, tout s’explique !

Ce que j’ai le plus aimé

Au début peu convaincue à l’idée du conte revisité, j’ai apprécié cette transposition de science-fiction. On ne parle plus d’une histoire passée, on se projette dans l’idée d’un avenir proche, sur notre planète ayant survécu à une Quatrième Guerre Mondiale, où les cyborgs vivent parmi les êtres humains, où le questionnement de l’intelligence artificielle se soulève, et où la légitimité de certains actes nous font penser à notre propre réalité : dois-je suivre les ordres parce que c’est la loi, ou suivre mon instinct parce que c’est ce qui est juste ?

Le déroulement de l’histoire est rythmé, on ne peut s’empêcher de connaître la suite. On a envie de secouer l’Empereur Kaito pour lui montrer à quel point il est aveugle, étrangler la Reine Levanna pour tout ce qu’elle a fait et tout ce qu’elle fera ; on pleure devant les épreuves qu’ont à surmonter Scarlet et Wolf ; et on se reconnaît dans Cress pour sa naïveté et on rit de l’humour du Capitaine Thorne car on est bon spectateur.

Ce que j’ai moins aimé

Il fallait tout de même trouver un point négatif dans tout ça ! Et bien que les personnages soient bien développés et aient une personnalité différente, je regrette que Winter et Jacin n’aient pas été aussi développés que ceux de Cinder, Scarlet, Cress ou même des personnages masculins, Kaito, Wolf et Carswell. Leurs relations restent un peu en surface et on ne sait pas vraiment ce qui la construit et la façonne pour en arriver au début du tome 4.

Heureusement, Marissa Meyer a tout prévu, et dans un roman annexe intitulé « Stars Above », elle décrit plus en détails certains passages de vie, nous en apprenant un peu plus sur le passé des personnages avant le début du tome 1. L’auteure a même publié un autre volume, décrivant les mésaventures de la Reine Levanna et comment elle en est arrivée à cet odieux et cruel personnage.

On s’attache aux personnages plus que l’on se l’imagine. Après avoir fini la série, je suis entrée dans une sorte d’état second. J’avais perdu goût à plein de choses. Je déprimais et n’attendais qu’une chose : m’endormir le soir venu, pour que mes rêves m’emmènent à leurs côtés.

 

Alors si toi aussi, tu as aimé Les Chroniques Lunaires, ou que tu hésitais à commencer la série, lance-toi et laisse un commentaire !

LOVE,

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