Roman du weekend : Cupidon a des ailes en carton de Raphaëlle Giordano

Hello tout le monde ! En ce vendredi, j’ai décidé de vous parler un peu lecture. Quoi de mieux que partir en weekend, un livre dans son sac, sachant qu’il ne nous quittera pas pendant ces deux jours de repos ? C’est le nouveau roman de Raphaëlle Giordano que je décide de vous présenter, sommairement intitulé Cupidon a des ailes en carton. Vous connaissez ?

Cupidon a-t-il les ailes en carton ?

Publié en 2019, Editions Eyrolles – PLON

Genre : Développement personnel, Créativité

Meredith aime Antoine. Éperdument. Mais elle n’est pas prête. Comédienne en devenir, ayant l’impression d’être encore une esquisse d’elle-même, elle veut éviter à leur histoire de tomber dans les mauvais pièges de Cupidon. Alors, il lui faut se poser les bonnes questions : comment s’aimer mieux soi-même, aimer l’autre à la bonne distance, le comprendre, faire vivre la flamme du désir ? Meredith pressent qu’avec ce qu’il faut de travail, d’efforts et d’ouverture, on peut améliorer sa capacité à aimer, son « Amourability ».

Son idée ? Profiter de sa prochaine tournée avec sa meilleure amie Rose, pour entreprendre une sorte de « Love Tour ». Un tour du Moi, un tour du Nous, un tour de l’Amour. Aussi, afin de se préparer à vivre pleinement le grand amour avec Antoine, elle doit s’éloigner. Prendre le risque de le perdre pour mieux le retrouver. Ils se donnent 6 mois et 1 jour. Le compte à rebours est lancé, rythmé par les facéties de Cupidon. Meredith trouvera-t-elle ses réponses avant qu’il ne soit trop tard ?

Disponible en libraire ou sur commande à 16,90€.

Le pourquoi

Je dois vous l’avouer. J’ai commencé ce livre alors que j’attendais mon avion. Je m’ennuyais à mourir dans l’aérogare, venant de quitter les sasses de sécurité dans lesquels j’avais – encore une fois et comme toujours – sonné. C’était donc d’humeur peu joyeuse que je me baladais entre les rayons du point relais. Il fallait que je me vide la tête, que je pense à autre chose. C’est là que j’ai aperçu le nouveau roman de l’auteure. Je connaissais Raphaëlle Giordano pour son roman Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une. Mais je n’étais pas allée jusqu’au bout du roman. Le début entrait immédiatement dans le vif du sujet, un hasard incroyable avait mis le protagoniste sur le chemin de la personne qui allait l’aider. La réponse lui tombait devant les yeux. Je trouvais ça un peu trop gros. Pareil pour le début de ce livre.

Le personnage, Meredith, est comédienne. Elle décide de partir dans un Love Tour pour découvrir qui elle est, et comment améliorer son amourability – sa capacité à aimer. Aimer Antoine, l’homme de sa vie, aimer les autres et s’aimer. Pour ça, elle se sépare de l’être aimé. Pourquoi ? Mais pourquoi ???

C’est la seule question qui m’a traversée l’esprit sur le coup. Pourquoi se séparer de celui qu’on aime ? Mais Raphaëlle Giordano a su répondre à cette question pour Meredith. On alterne entre son point de vue, celui de Rose, sa meilleure amie et celui d’Antoine, tout au long du roman. D’abord un peu déstabilisée, j’ai continué ma lecture. Les premiers chapitres étant passés, l’histoire plantée à une vitesse prodigieuse, j’étais déterminée à finir ce livre car je voulais savoir ce qu’il m’apporterait. Et oui, l’auteure parle de développement personnel dans ses écrits. La question essentielle pour moi était donc : que va m’apporter ce livre ?

Mon avis

Bien que l’histoire arrive très rapidement, on s’y fait et on se prend rapidement au jeu. On suit l’histoire de Meredith, de ses doutes pour être quelqu’un par soi-même, et non assimilée à « la femme de » ou « la fille de ». On comprend cette envie d’être soi à part entière, parce qu’au fond de nous, on sait que l’on ferait pareil. Personne ne souhaite être une simple esquisse de sa propre vie.

C’est ce qui la rend attachante. Même si Meredith ne nous ressemble en aucun point – que ce soit physiquement ou dans sa manière de penser – on s’identifie à sa volonté profonde et on s’y reconnaît. Je me suis souvent demandée pourquoi elle agissait ainsi. Pourquoi elle prenait de telles décisions ? Pourquoi choisir cette voie alors qu’il en existe sûrement une plus simple ? Mais en réalité, si l’on est vraiment honnête avec soi-même, on sait que l’on aurait agi de la même manière. On sait que l’on agira de la même manière.

C’est ainsi. Aussi folles soient-elles, ses décisions sont bien celles que l’on prendrait. Car on la comprend. On sait pourquoi elle agit ainsi. On n’a de cesse de se demander « mais pourquoi? », alors que l’on connaît déjà la réponse à cette question.

Il est difficile de donner un ressenti après cette lecture : on avance inconsciemment tout comme le fait le personnage principal. On pleure, on rit avec elle ; on a mal à sa place. Et on se pose les mêmes questions qu’elle. Pour soi. Sur soi. Pour l’autre et sur le monde. Au final, on ne s’en rend peut-être pas compte en lisant le livre, mais c’est en le terminant qu’on comprend. Ce n’est pas Meredith que Raphaëlle Giordano a aidé. C’est nous.

Cupidon a des ailes en carton

En chaque mot résonne une leçon

En refermant Cupidon a des ailes en carton, j’ai relevé la tête et j’ai souri. Ce n’était pas comme toutes ces fois où je finissais un livre ; où j’étais triste de quitter les personnages ; où, intérieurement, je serais bien restée avec eux, car il m’était plus facile d’évoluer dans leur univers que dans le mien. C’était un sourire qui disait « je comprends maintenant ». Meredith évolue, mais on évolue aussi. On commence à voir pourquoi certaines choses sont ainsi et surtout, on arrive à visualiser une solution aux problèmes qui se cachent derrière notre masque quotidien. Car oui, ce livre soulève peut-être les problèmes de Meredith, mais dans un coin de notre tête, on entend aussi une petite voix qui nous chantonne « Et toi ? ».

Ce livre nous fait avancer. Que ce soit à travers Meredith ou le petit clin d’œil de l’auteure dans les dernières pages. Raphaëlle Giordano savait avant nous tous que l’on prendrait exemple sur son personnage pour clarifier notre propre vie via son Love Organizer ; ce carnet où elle note son rapport à soi, à l’autre et au monde. Noter ce que l’on voit, coucher ses idées sur du papier. C’est donner un sens et une enveloppe physique à ce que l’on ressent, à nos émotions.

Si vous cherchez un livre pour ce weekend, c’est définitivement celui-ci que je recommande. Il ne vous laissera pas avec ce goût amer de ne pas pouvoir entrer dans l’univers de votre personnage. Il vous aidera à mieux accepter le vôtre.

Cupidon a des ailes en carton

Connaissez-vous ce livre? Avez-vous déjà lu cette auteure? Avez-vous envie de tester la solidité des ailes de Cupidon? Laissez-moi un commentaire pour me donner votre avis !

LOVE,

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