La ‘Clean Beauty’ : fake or real ?

clean beauty

Hello ! Aujourd’hui, je mets un peu les pieds dans le plat et vous parle d’un sujet d’actualité : la Clean Beauty. Les tendances beauté et les marques « bio » ou « vegan » l’utilisent souvent comme « the » argument pour faire vendre. La « Clean beauty » a de nombreux adeptes car de nombreux points positifs. La liste des ingrédients des soins et cosmétiques est de plus en plus transparente, grâce notamment à des applications comme Yuka, Que Choisir (ou Quel Cosmetic).

Mais faut-il pour autant bannir de nos étagères tous ces autres produits contenant des ingrédients dits « à risque »?

En plus d’être une consommatrice méticuleuse – comme tout le monde, je préfère savoir ce que je mange ou ce que je mets sur ma peau – et je travaille tous les jours dans le secteur cosmétique. J’ai donc deux points de vue : une vue de l’extérieur et de l’intérieur des marques.

Aider les consommateurs à comprendre les produits que l’on utilise : oui ! Mais avoir une confiance aveugle envers tous les soit-disant dénonciateurs… Essayons d’abord de garder la tête froide !

Le secteur cosmétique et la ‘Clean beauty’

Une petit rappel d’abord à ceux pour qui ce ne serait pas clair : la réglementation européenne dans le secteur cosmétique et pharmaceutique est la plus stricte qu’il existe ! Quelle marque n’a jamais dû reformuler ses produits car ils ne respectaient pas la réglementation ? Un paquet ! La santé en Union Européenne est un secteur ultra-contrôlé, d’où l’apparition depuis deux décennies de labels bio, vegan, cruelty-free, etc., qui protègent les consommateurs. Au passage, bien que cette procédure n’ait été faite qu’en 2013, l’UE a définitivement interdit les tests sur les animaux dans les secteurs cosmétiques et soins.

Donc clairement, les marques comme The Body Shop ou Lush utilisent l’argument du « Cruelty-free » comme pur outil marketing.

Malheureusement, ce n’est pas le cas pour tous les pays du monde ! En Chine notamment, mais aussi aux Etats-Unis : MAC Cosmetics, Avon, Neutrogena, vous connaissez ? Les réseaux sociaux ont fait leurs beaux jours, et la législation américaine est beaucoup moins sévère. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’elle protège les entreprises, et non les consommateurs !

Alors comment s’y retrouver dans cet océan de confusion ?

Les applis comme Yuka ont souvent des jugements très durs envers les ingrédients « controversés ». La plupart du temps, ces ingrédients ne sont présents qu’en très faible quantité, mais l’appli les classe immédiatement comme « à bannir ». Soyons sérieux. Une très faible exposition n’est pas nocive. Si vous avez un ou deux produits dans votre salle de bain qui possèdent du phenoxylethanol, ce n’est pas un drame !

La première fois que j’ai téléchargé Yuka, j’ai eu une révélation : j’ai scanné absolument tous les produits de ma salle de bain et de mon frigo. Résultats : j’étais exposée autant dans mon alimentation que dans mes soins à plus de 75% d’ingrédients néfastes. Pas cool. De quoi devenir légèrement paranoïaque quand on y pense.

Alors, oui, la Clean beauty, c’est faire en sorte que les marques offrent des produits sains, respectueux de la santé et fabriqués de façon à respecter les animaux et l’environnement. C’est un idéal atteindre. Mais en attendant, on en est encore loin. Du coup, les applications comme Yuka nous aide aussi à prendre conscience de nos propres habitudes.

Depuis ce fameux jour, je vérifie les alternatives sur Yuka, mais il y aura toujours certains produits irremplaçables. Le but étant simplement de tendre vers une consommation plus raisonnée.

Les petites choses à regarder pour acheter vos cosmétiques plus « clean »

Les applis pour trouver les ingrédients controversés vous les donnent. Ils sont très nombreux et imprononçables, mais je vous ai tout de même fait une liste pour les avoir bien en tête :

Les perturbateurs endocriniens

Environ 40% des soins et cosmétiques en contiennent en petite dose et c’est leur exposition répétée qui est un danger pour notre corps (risque de cancer, infertilité, diabète, etc.). Les principaux à éviter sont les familles suivantes :

  • Silicones : ingrédients polluants généralement marqués sur les étiquettes avec des préfixes en -siloxane et -icone. Le cyclopentasiloxane sera interdit en 2020 dans les produits rincés comme les shampoings ou les gels douche car ils ne présentent aucun intérêt pour la peau et sont extrêmement polluants.
  • Parabènes : toutes les mentions avec des suffixe -paraben sont à surveiller, y compris le dénommé methylisothiazolinone qui cache bien son jeu !
  • Triclosan : présent généralement dans les corps gras de nos produits
  • Phenoxyethanol : un anti-bactérien très présent dans nos produits
  • BHA ou Butylated hydroxyanisole
  • Phtalates : souvent dissimulés sous le nom passe-partout de « fragrance »
  • Alkylphenols : nonylphenol ou dérivé de nonoxynol
  • Resorcinol : toutes les mentions avec des suffixes en -benzenediol, -benzene ou -inone.
  • Filtres à UV : Benzophenone ou oxybenzone, ethylhexyl methoxycinnamate, 4-methylbenzilidene camphor
  • Lilial : buthylphenyl methylpropional

Source : Oolution, Les 13 perturbateurs endocriniers à éviter en cosmétiques

Les allergènes et agents irritants

Après quelques mots bien digestes à prononcer, on continue sur notre lancée avec les ingrédients allergènes et irritants. Ne vous y trompez pas, les noms scientifiques nous font tous devenir dyslexiques !

Pour les allergènes, éviter tous les : alpha-isomethyl ionone, amyl cinnamal, amylcinnamyl alcohol, benzyl benzoate, benzyl cinnamate, benzyl salicyclate, cinnamal, cinnamyl alcohol, citral, citronellol, coumarin, eugenol, evernia furfuracea extract, evernia prunastri extract, farnesol, geraniol, hexyl cinnamal, hydroxycitronellal, hydroxyisohexyl, cyclohexane carboxyaldehyde, isoeugenol, limonene, linalool, majantol, methyl-2-octynoate.

A vos souhaits !

Comptez aussi les sulfates, des substances irritantes pour certaines peaux.

Les ingrédients polluants & procédés de fabrication polluants

En plus des silicones déjà cités, on retrouve toutes les huiles minérales issues du pétrole comme la paraffine. Déjà, le procédé de fabrication est polluant et pas du tout eco-friendly, et une exposition répétée, même à petite dose, favorise les imperfections au niveau du visage. A éviter, les mentions : paraffin, paraffinum liquidum, mineral oil, petrolatum ou encore cera microcristaline.

Et vous, faites-vous attention à tous ces ingrédients controversés ? Croyez-vous en la ‘Clean Beauty’ ? Faites-vous confiance aux applications comme Yuka ?

Pour d’autres articles Beauté, rendez-vous dans cette rubrique !

LOVE,

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Un commentaire

  1. Coucou !
    Je pense que ton article va m’aider à examiner les compositions des produits. Je ne suis pas une pro de la composition !
    Ça fait quand même peur qu’il y ait toutes ces merdes dans nos produits de consommations…
    Bisous

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